15 septembre 2010

Sofi Oksanen, on en parle beaucoup!

trop? Pour une fois que l'Estonie (en partie en tout cas puisque Sofi Oksanen est née en Finlande en 1977 d'une mère estonienne et d'un père finlandais) est au cœur de l'actualité, d'autant plus culturelle, nous n'allons pas bouder notre plaisir!

"Purge", son désormais célèbre roman,  a reçu d'innombrables éloges et notamment le Prix Roman Fnac et de nombreuses autres récompenses à l'étranger.

Mais on en parle également beaucoup dans les journaux français, en voici quelques exemples:
- Le Figaro: "Voyage au bout de l'Estonie"
- Le Point: "Sofi Oksanen catalyse la schizophrénie estonienne"

Pendant ce temps, "Un Roman Estonien" de Kristina Kalda passerait presque inaperçu... dommage!

Un Roman Estonien de Katrina Kalda
Un Roman Estonien


Résumé : 1994. A Tallinn, Estonie. ex-république soviétique, depuis peu redevenue indépendante, August. un jeune homme introverti, rencontre Eerik Pall, homme politique et grand industriel qui le fait entrer au journal Tänapäev. Sommé d'écrire un roman-feuilleton patriotique se déroulant à la fin des années 1980, August crée le personnage de Théodore. un étudiant engagé dans la dissidence antisoviétique. Epris de Carlotta, réplique littéraire de Charlotte, l'épouse d'Eerik, Théodore, le jeune héros, finit par se révolter. Il prend à son tour la plume pour révéler les secrets de son créateur et les dessous de l'Histoire officielle.


   

Purge de Sofi Oksanen - Prix Roman FNAC 2010 
Purge Sofi Oksanen


Les Vaches de Staline de Sofi Oksanen
Les Vaches de Staline Sofi Oksanen

4 commentaires > Laisser un commentaire :

Marianne a dit…

As tu acheté l'un des deux,ou même les deux ?

Marianne a dit…

"Purge" ayant reçu de nombreuses éloges , je laisserai donc cette critique de "L'EXPRESS.fr sur "Un Roman Estonien" de Katrina Kalda :

"Si les premiers romans sont monnaie courante, les romans "estoniens" sont une denrée rare. On en sait peu sur cette république balte, indépendante depuis 1991, devenue membre de l'Union européenne en 2004. On en sait encore moins sur Katrina Kalda. Née en Estonie, elle semble avoir étudié la littérature et habite en France. Son premier roman est écrit en français. "Ceci n'est pas mon histoire", commence-t-elle. La voici dans la peau d'un personnage fictif, Théodore, créé par un certain August, jeune homme falot et romancier accidentel. Celui-ci vient de rencontrer Eerik Pall, ponte de l'industrie pharmaceutique et influent politicien de Tallinn. Cet homme le prend, par mégarde, pour un héros de l'indépendance. Simple caissier dans un cinéma, August se retrouve engagé dans le plus honorable quotidien du pays, chargé de rédiger un roman-feuilleton dont l'intrigue se déroule peu avant l'indépendance du pays. Après avoir fait la connaissance de Charlotte, l'épouse d'Eerik, August est talonné par l'inspiration. Il introduit dans son feuilleton le personnage de Carlotta, "boudeuse, rayonnante et myope", aux bas "si fragiles et si ténus qu'un regard trop insistant aurait suffi à les filer". Sous l'emprise de l'écriture, son inconscient parle pour lui : Carlotta est mariée à un homme d'affaires de la RDA, "son seul défaut visible". Jalousies, amour-propre et manipulations sont en place... Un roman estonien permet de découvrir l'histoire de cet Etat longtemps resté dans l'ombre de l'ours soviétique. On plonge dans l'atmosphère de la période pré-glasnost - le sauna public pour se laver le mercredi, la queue pour acheter du hareng mariné - et les contradictions du postcommunisme.

Ce livre a un goût de roman russe, un parfum oublié de Mitteleuropa. Il a cette profondeur que n'ont plus assez souvent nos romans français. Car Katrina Kalda, fine psychologue, excelle dans la description des personnages, si vivants sous sa plume. Et elle déploie une technique narrative originale, en nous rendant complices du narrateur. Son ingénieuse mise en abyme offre une belle réflexion sur l'écriture. Et l'art du roman."

Gilles a dit…

Effectivement, ca fait un peu matraquage .....

Surtout que, recevoir un prix de la FNAC, moi ca me ferait plutot partir en courant ! (voir un exemple de photo primee par la FNAC de Nice: http://www.francesoir.fr/la-photo-dun-homme-sessuyant-les-fesses-avec-le-drapeau-francais-fait-polemique )

Remo a dit…

J'ai lu les deux, sans déplaisir, mais sans non plus m'être senti transporté d'enthousiasme. Le livre de Katrina Kalda est remarquablement écrit (a fortiori pour quelqu'un née et élevée dans la langue estonienne, chapeau bas), mais sans doute un peu trop cérébral pour moi. Purge est un bon livre, bien construit, mais ça reste, pour moi en tous cas, sur un sujet proche, très très en-deçà de La Saga de Youza, de Youozas Baltouchis, que Gilles doit connaître.

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