30 juin 2009
Festival Europe des Cultures: Villu Veski et Sofia Rubina en concert
Le concert aura lieu dans le cadre du Festival Europe des Cultures le Samedi 4 Juillet à 20h, au 104 (104 rue d'Aubervilliers / 5 rue Curial; 75019 Paris; http://www.104.fr/)
Villu Veski, groupe de jazz estonien, y sera accompagné de leur chanteuse Sofia Rubina et interpréteront leur programme : life is a journey.
Leur MySpace
Entrée libre
Villu Veski, groupe de jazz estonien, y sera accompagné de leur chanteuse Sofia Rubina et interpréteront leur programme : life is a journey.
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Entrée libre
Estonian Air: perte nette triplée en 2008
La perte nette de la compagnie aérienne estonienne a plus que triplé et atteint 170,5 millions d'EEK (environ 11,1 million d'euros) en 2008 contre 52 millions d'EEK en 2007.Les revenus ont augmenté de 6% à 1,46 milliards de couronnes mais le prix du carburant durant une bonne partie de l'année, la baisse de la demande et probablement une mauvaise gestion/stratégie ont détérioré les résultats de l'opérateur national.
L'entreprise n'a plus connu la rentabilité depuis 2006 et a mis en place un vaste plan d'économies tout en proposant de (trop?) nombreuses nouvelles destinations.
Des vols de Tallinn vers St Pétersbourg et de Tartu vers Stockholm sont déjà prévus.
Estonian Air a aussi profité des départs respectifs de KLM et Easyjet -toujours présent vers Londres- pour relancer ses lignes vers Amsterdam et Berlin.
Estonian Air dessert ses 22 destinations européennes avec 6 appareils. Deux Boeing achetés dans les années 90 ont été abandonnés et devaient être remplacés en Avril par des Bombardier CRJ900 de 90 sièges. Ceux-ci présentent cependant des retards de livraison et Estonian Air se refuse à donner une date.
Ces 3 nouveaux appareils permettraient d'ouvrir de nouvelles lignes vers Zurich et Dusseldorf et de voler plus fréquement vers Bruxelles, Moscou et Paris
L'entreprise a cependant besoin d'un partenraire stratégique fort pour survivre. Après le refus du gouvernement estonien de se séparer de ses 34%, SAS a annoncé son désir de se séparer de ses 49% dans Estonian Air afin de se concentrer sur le marché nordique. La banque d'investissements Cresco possède les 17% restant.
29 juin 2009
Le Mémorial à la Guerre d’Indépendance estonienne n’a PAS de caractère “Nazi”
Cet article est un réponse à certains medias russes ayant qualifié le mémorial à la Guerre d’Indépendance estonienne d’hommage au nazisme.
Ce weekend, je me suis enfin rendu sur Vabaduse Valjäk (Place de la Liberté) afin de me promener au pied du mémorial récemment inauguré et de la croix de la Liberté qui domine désormais la place éponyme.
Le monument et la place, elle-même restaurée et qui sera désormais piétonne, donnent un aspect propre et clair à l’entrée de la vieille ville. Le monument et sa croix translucides, illuminés de nuit, sont un hommage à la Guerre de 1918-1920 ayant conduit à la première indépendance de l’Estonie.
Cependant, le mémorial célèbre bien plus que cette guerre. Il est le symbole de l’indépendance (retrouvée en 1991) et de la Liberté d’une nation qui a trop souvent été placée sous le joug de nombreux envahisseurs.
Une partie du mur Est du bastion d’Ingermanland a été détruit afin de permettre la construction du monument mais cette section du mur des fortifications a été restaurée, incluse et mise en valeur au sein du mémorial. D’autres fouilles ont eu lieu sur le site.
Les discussions afin de décider de la construction du mémorial ont duré des années et de nombreuses compétitions ont été organisées dans le but de définir le projet, son emplacement et son design. Ces débats ne sont cependant pas comparables à la ferveur populaire et aux critiques adressées concernant le coût et l’esthétique du monument.
Certains, notamment le voisin de l’est, ont été plus incisifs, je dirai même insultants, en qualifiant ce monument d’hommage au nazisme. Ils ont surtout trouvé une bonne occasion de se taire et montré leur profonde ignorance de l’Histoire. Ou peut-être est-ce dû au fait (comme le souligne un lecteur dans un commentaire d’un précédent billet) que toute allusion à l’indépendance de l’Estonie rend le grand voisin russe malade ?
La falsification de l’Histoire et « l’ignorance volontaire » de la vérité ne sont pas des excuses à cette accusation et ne font que renforcer la bassesse de ses attaques argumentées par des faits non établis ou détournés.
En effet, certains médias russes ont déclaré que le nouveau monument érigé dans la capitale estonienne était un hommage rendu aux soldats ayant combattu aux côtés des Nazis durant le seconde guerre mondiale.
Rappelons tout d’abord que la croix dominant le monument est inspirée de la croix potencée de la médaille rendant hommage aux Estoniens ayant combattu l’empire russe durant la guerre d’indépendance entre 1918 et 1920 et n’a absolument aucun lien avec la croix gammée nazie.
Ces médias russes ont également souligné dans leur propos que l’adoption de cette insigne par les unités estoniennes ayant combattu dans l’armée nazie contre les soviétiques durant la seconde guerre mondiale glorifie le nazisme.
Encore une fois, revenons à l’origine ce cette croix qui est la Croix de la Liberté, la plus haute distinction estonienne, créée en… 1919, bien avant l’ère nazie et l’invasion de la peste brune en Europe. Elle vient récompenser des services rendus durant la guerre d’indépendance estonienne.L’adoption de cette insigne par les Estoniens enrôlés dans l’armée allemande est donc toute naturelle puisqu’elle est le symbole de leur indépendance et de leur liberté passée (et donc de l’espoir de son retour). Cela pouvait par ailleurs constituer un bon moyen de retrouver ses compagnons dans la foule.
J’ajouterais que les Estoniens ayant combattu du côté allemand n’ont pas toujours eu le choix (nombre d’entre eux ont d’ailleurs préféré tenter le voyage risqué vers la Finlande pour y combattre) et que les soviétiques ont usé des mêmes méthodes et n’ont pas hésiter à puiser dans la population de force lorsqu’ils avaient besoin de sang estonien (des pays baltes en général) pour son armée.
Les Estoniens ont-ils vraiment eu le choix ? Ils ont servi des deux côtés, certains combattant l’occupation nazie et d’autres servant dans l’armée allemande afin d’empêcher le retour des soviétiques amenant avec eux la terreur.
Depuis leur indépendance en 1991, certains ont mis en avant le fait que, pour les pays baltes, la Seconde Guerre Mondiale ne fut qu’un choix entre deux puissances maléfiques. Communisme ou nazisme, avaient-ils le pouvoir de décider ? Peuvent-ils être tenus responsables ? Absolument pas ! Ils ont cependant payé un très lourd tribut en vies humaines (et en patrimoine) et ont le droit de célébrer leur Liberté et d’user leurs symboles nationaux.
La Russie cependant traite toute tentative de mettre à égalité les deux axes du mal durant cette guerre de « falsification » de l’Histoire et d’affront à la mémoire des troupes soviétiques ayant combattu le nazisme.
Notons au passage que des Russes anti-communistes ont servi les Nazis et adopté d’anciennes insignes nationales que Moscou a remis au goût du jour depuis la chute de l’URSS. Martin Jashko, porte-parole du Ministre de la Défense, provoque et explique : « nous pourrions argumenter de la même manière que le drapeau russe blanc, bleu et rouge ou le drapeau de St Andrew… utilisés par ces unités aux côtés des nazis sont devenus des symboles associés au nazisme aujourd’hui ».L’Histoire de la guerre et les relations avec le voisin russe sont hyper-sensibles du fait de la présence d’une importante population d’ethnie russe sur le territoire estonien - environ 25% de la population.
Et pour illustrer ce billet, un peu de JJG pour expliquer...
27 juin 2009
Hors-sujet: "Partly Cloudy" de Pixar
Court métrage réalisé par Pixar. A regarder et à revoir: tout simplement superbe!
Si la vidéo ne fonctionne plus, voici un autre lien pour "Partly Cloudy"

Si la vidéo ne fonctionne plus, voici un autre lien pour "Partly Cloudy"

Tallinn: ouverture du monument dédié à l'indépendance (vabadussõda)
Et voici les photos tant attendues du tout nouveau monument construit place de la liberté (vabaduse valjäk). Le résultat est plutôt propre et ne dépayse finalement pas trop le paysage.
Et vous, qu'en pensez-vous?
Cliquez sur les images pour agrandir




Et vous, qu'en pensez-vous?
Cliquez sur les images pour agrandir
26 juin 2009
Parution de Indrek de l'écrivain estonien Tammsaare

Indrek, le deuxième volet du cycle Vérité et Justice de l'écrivain estonien A. H. Tammsaare, vient de paraitre chez Gaïa éditions.
Gaïa publie sur deux ans, 2009 et 2010, et en cinq volumes, la première édition française intégrale de Vérité et justice directement traduite de l’estonien. Le premier volet La Colline-du-Voleur est paru en janvier 2009.
Roman traduit de l'estonien par Jean Pascal Ollivry.
« J'ai rarement lu un livre plus beau » Jean Giono
> Acheter Indrek, à partir de 16€
Résumé :
Parti de la ferme paternelle pour étudier dans l'établissement de première catégorie " de monsieur Maurus, Indrek est habité par de grandes espérances. Or ses attentes exaltées se heurtent rapidement à la somme des tracasseries quotidiennes. Surnommé "Grand Couillon" par les autres élèves à cause de sa naïveté de paysan mal dégrossi, il se fait rouler par de plus rusés et découvre très vite que c'est l'argent qui mène le monde. N'ayant pas de quoi payer sa scolarité, il est contraint d'effectuer diverses tâches au sein de l'école au détriment de son assiduité aux cours. Indrek n'a de cesse de chercher des réponses aux grandes questions et toutes les occasions sont bonnes pour mener à bien sa quête spirituelle et philosophique. Au cours de sa recherche de la Vérité, se mêlent dans son esprit la position sacrée des saintes Ecritures, les théories qui circulent sous le manteau - de Nietzsche à Darwin - ou l'avènement du socialisme. Avec un art romanesque consommé, un sens du détail au plus près de la réalité, l'auteur relate le parcours initiatique d'un jeune Estonien à la fin du XIXe siècle. Indrek et les quatre autres volumes brossent un tableau de l'Estonie, et de l'Europe, au tournant du XXe siècle. Une fresque dans laquelle l'auteur dévoile les aspirations de chacun aux prises avec les contraintes sociales ou les préjugés moraux. C'est toute la condition humaine qui est exposée ici.
L'auteur
Anton Hansen, de son nom de plume Tammsaare, naît en Estonie en 1878. Féru de littérature et avide de connaissance, il suit des études poussées dans de nombreux domaines. Il publie un premier recueil de nouvelles, suivi par de plusieurs récits. Il s'installe à Tallinn en 1919 et ne cesse de travailler jusqu'à sa mort en 1940. Traducteur de Dostoïevski et d'Oscar Wilde, A. H. Tammsaare écrit les cinq volumes de Vérité et Justice entre 1926 et 1933. Après La Colline-du-Voleur, Indrek est le second volet de ce grand classique estonien.
La sagaAnton Hansen, de son nom de plume Tammsaare, naît en Estonie en 1878. Féru de littérature et avide de connaissance, il suit des études poussées dans de nombreux domaines. Il publie un premier recueil de nouvelles, suivi par de plusieurs récits. Il s'installe à Tallinn en 1919 et ne cesse de travailler jusqu'à sa mort en 1940. Traducteur de Dostoïevski et d'Oscar Wilde, A. H. Tammsaare écrit les cinq volumes de Vérité et Justice entre 1926 et 1933. Après La Colline-du-Voleur, Indrek est le second volet de ce grand classique estonien.
Saga familiale et philosophique embrassant un demi-siècle d’histoire estonienne, Vérité et Justice est aussi un roman de formation retraçant l’évolution spirituelle d’Indrek, un jeune paysan qui devient un intellectuel. Chaque volume illustre un aspect de la lutte de l’homme contre les forces qui orientent son destin : lutte contre la terre, contre Dieu, contre la société et contre soi-même, avant la résignation finale qui apparaît comme la condition nécessaire pour accéder à un bonheur relatif. La quête de la vérité et de la justice, aspiration humaine fondamentale qui donne son titre au roman, est un espoir toujours déçu qui aboutit souvent au résultat opposé : le mensonge et l’injustice.

> Avis sur le premier volet, La-Colline-du-Voleur
> Acheter le premier volet à partir de 9,90€
Pour plus d’informations :
http://www.gaia-editions.com
format 13x23 - 23 €
sur papier couleur sanguine
Collection Catalogue Général
Mai 2009
WWF: les subventions remises en question

Selon le WWF, les subventions accordées aux secteurs de l'agriculture et de la pêche dans les pays bordant la mer Baltique nuisent à sa guérison.
Environ 14 milliards d'euros sont distribués chaque année à ces secteurs dans la région. Le WWF a calculé que 84% de cette somme est utilisée à des fins purement économiques, non compatible avec la sauvegarde de la mer.
Une étude précédente de l'Agence Suédoise pour la Protection de l'Environnement estimait le montant minimum afin d'atteindre les objectifs en termes d'eutrophisation et remettre aux normes certains ports à 2,6 milliards d'euros par an. "Cela démontre que l'on a largement assez d'argent pour sauver la Baltique", explique Lasse Gustavsson, Président du WWF en Suède. "Le montant des subventions contre-productives et pourtant accordées aux secteurs de l'agriculture et de la pêche équivaut à plus de 4 fois ce dont nous avons besoin".
Dans son rapport, le WWF préconise que dans le futur, les fonds publics soient utilisés dans le cadre de production de biens ou de services bénéfiques pour tous. Gustavsson poursuit ainsi et précise que "la distribution des subventions est aujourd'hui le reflet des résultats de négociations politiques plutôt que d'une évaluation objective des besoins de ces secteurs, de l'utilisation appropriée des fonds publics ou encore du montant nécessaire".
Le WWF souligne par exemple le fait que pour résoudre le problème de la pêche, il faudrait ramener les capacités et les quotats à des niveaux raisonnables et durables. Aujourd'hui, les subventions sont utilisées pour mettre les vaisseaux à la casse et supporter la croissance de la pêche.
Bien sûr, le WWF ne voit là qu'un seul côté de la balance, le côté environnemental. Le volet social est plus délicat à traiter et c'est probablement l'objet des subventions.
Toutefois, l'utilisation de celles-ci à des fins plus environnementales et durables pourrait être revu et fortement contrôlé.
25 juin 2009
Lettonie: protestations contre les mesures d'austérité
Plus de 5 000 personnes ont défilé le 18 juin à Riga pour manifester contre les mesures d'austérité qui s'accumulent en Lettonie pour tenter d'endiguer une crise d'une ampleur exceptionnelle. Les secteurs de la santé et de l'éducation sont particulièrement touchés. Mercredi, le ministre de la santé, Ivars Eglitis, a présenté sa démission, après avoir fait le constat que L'Etat ne sera plus capable de fournir des services de soins à la plupart des Lettons. "En tant que médecin, je ne peux pas l'accepter", a-t-il déclaré.La situation est de plus en plus tendue après le vote par le Parlement le 16 juin d'un nouveau plan d'austérité qui prévoit une réduction budgétaire de 500 millions de lats (718 millions d'euros), soit environ 10 % du budget. "Le pays a été sauvé de la banqueroute", a déclaré le premier ministre, Valdis Dombrovskis, au lendemain du vote. Mais à quel prix, et pour combien de temps ? Le salaire minimum est baissé de 20 %, à 140 lats (200 euros).
Afin d'obtenir l'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de la Commission européenne, dont le prochain versement de 1,2 milliard d'euros devrait intervenir à la mi-juillet, le gouvernement s'est résigné à amputer les retraites de 10 % alors qu'il s'était engagé à ne pas y toucher. Cette amputation des pensions, déjà faibles, doit être vue comme un geste désespéré du gouvernement.
A partir du 1er septembre, les salaires des enseignants seront réduits de 50 %. En mars, la ministre de l'éducation, Tatjana Koke, avait déclaré au Monde espérer que les enseignants les plus âgés partent à la retraite. "Celles-ci ne sont pas élevées, avait-elle dit, mais dans les campagnes, ils ont leur potager, ils pourront s'en tirer."
Ces dernières semaines, certaines communes ont commencé à prendre des mesures qui semblent sorties d'un autre âge : distribuer des lopins de terre aux chômeurs afin qu'ils cultivent des légumes et fassent des conserves avant l'hiver.
La hausse du chômage, qui atteint 17,4 %, combinée à la baisse des salaires fragilise encore l'économie, qui devrait enregistrer en 2009 un recul de 18 % du produit intérieur brut (PIB).
Face aux rumeurs de dévaluation de la monnaie, lancées essentiellement depuis l'étranger, le gouvernement a choisi la dévaluation interne : baisses des salaires, réductions des dépenses publiques et maintenant des retraites. Le responsable régional du FMI, Jens Henriksson, a déclaré le 16 juin à Stockholm qu'il ne pensait pas que la dévaluation serait une bonne solution. Elle perdrait beaucoup de son intérêt quand les pays susceptibles d'importer des produits à meilleur marché grâce à la dépréciation de la monnaie sont eux-mêmes en grande difficulté financière. Environ 20 % des Lettons ont des emprunts non pas dans leur monnaie nationale mais en euros, et ils perdraient beaucoup à une dévaluation. Ce qui mettrait à leur tour les banques suédoises, grosses créancières dans la région, en difficulté.
De l'autre côté de la mer Baltique, en Suède, les banquiers suédois, essentiellement Swedbank et SEB, sont toujours extrêmement nerveux. Selon les tests sur leur solidité financière en cas de détérioration de la conjoncture, rendus publics le 10 juin par l'Inspection suédoise des finances, ces établissements devraient pouvoir résister à d'importantes pertes dans les pays baltes, de l'ordre de 15 %, à condition que les pertes de crédit ne dépassent pas 1,5 % en Suède. Les pertes des banques suédoises dans les pays baltes et en Ukraine pourraient s'élever à 200 milliards de couronnes (18,5 milliards d'euros) entre 2009 et 2011.
L'onde de choc s'étend aussi aux deux autres pays baltes, l'Estonie et la Lituanie, également très touchés par la crise. La situation s'est brutalement dégradée en Lituanie où le ministre des finances, Algirdas Semeta, a annoncé mercredi que le PIB pourrait reculer de 18,2 % en 2009. La TVA va être augmentée de 2 % et les salaires publics réduits de 9,5 %. L'Estonie, dont le PIB devrait se contracter d'au moins 12 % en 2009, adopte aussi des mesures d'austérité.
Article Le Monde
Une île "flottante" russe atterit en Estonie
Une île russe de 4 hectares, principalement recouverte de forêts, a dérivé depuis le réservoir de Narva et traversé la frontière (sans s’arrêter pour un quelconque contrôle d’identité) pour finir sa course sur la côte estonienne.L’Estonie vient ainsi d’obtenir un gain territorial inespéré de la part de son rival de l’est, mais ce ne serait apparemment pas un cas isolé. D’après Valeri Kiviselg, chef des garde-frontières dans le nord-est de l'Estonie, les îles flottantes constituent en effet un phénomène naturel dans des réservoirs d'eau peu profonds : « cette année, à cause de précipitations importantes et des crues, certains ilots ont commencé à dériver » explique-t-il.
En septembre dernier, un incident a eu lieu dans la même région. Un touriste britannique, qui a traversé à pied le réservoir alors sec pour jeter un coup d'œil sur une église de l'autre coté, a été arrêté en territoire russe.
Il y a environ trois semaines, des radars estoniens ont identifié un objet flottant sur la rivière Narva en direction d’un barrage d’une centrale hydroélectrique russe près de la ville frontalière d’Ivangorod. Les ouvriers sont parvenus à ouvrir les vannes à temps et l’île de 6000 m² a pu poursuivre son parcours vers le Golfe de Finlande.
Les vents et les courants ont ensuite fait leur travail et ont réussi à détacher Vendredi dernier un morceau de 4 hectares de cette île qui a ensuite dérivé vers les côtes estoniennes. Le terrain a continué sa course durant le weekend, poussée par le vent. Kiviselg précise que qu’il va continuer à se déplacer.
Ni Russes, ni Estoniens ne sont capables de prédire de tels mouvements qui pourraient cause des pertes aux bâtiments construits sur les bords de la rivière Narva.
22 juin 2009
Lettonie: revenus 13,4% plus bas que prévu

Les revenus des impôts en Lettonie, d'après les derniers chiffres (7 Juin) du Ministère des Finances, sont plus faibles de 13,4% par rapport à ce qui était prévu dans le "plan de sauvetage".
Du côté positif, les recettes des impôts sur le revenu des personnes sont de 8,7% supérieures aux attentes et de 6,3% pour les entreprises.
Cependant, et c'était un peu annoncé, c'est les revenus sur la consommation qui plombent les recettes: ceux de la TVA sont en retrait de 20,7% et ceux des droits d'accise de 14,9% par rapport aux attentes.
L'Estonie est donc prévenue. Ayant augmenté son taux de TVA et taxé plus fortement l'essence (et le tabac dés l'an prochain), elle peut également s'attendre à une chute de ces revenus dans ce secteur et pourra donc corriger ses attentes de 50 millions d'euros d'économies.
19 juin 2009
Laulupidu 2009, festival de chant et de danse
"To Breathe as One" (respirer comme un seul Homme) sera le 25ème festival de chant et le 18ème festival de danse organisé en Estonie. Cette tradition estonienne perdure depuis 1869, date à laquelle la première édition fut organisée à Tartu. L'évènement a désormais lieu dans une enceinte historique construite en 1960, Lauluvaljäk (la place de chant).
To Breathe as One
Il ne s'agit pas d'une coïncidence si en Estonien, les mots "respirer" (hingama) et "âme" (hing) ont la même racine. L'un, hingama, est en effet formé à partir de l'autre, hing, car pour les Estoniens, les deux sont connectés. Si vous respirez dans le même souffle que quelqu'un, avec un peu de chance, vous parviendrez à deviner son âme. La même magie fonctionne avec des milliers de personnes, et c'est probablement une des origines de ce festival: respirer comme un seule Homme, un seul peuple. C'est la rencontre des âmes d'une seul et même nation.
"Offrez la liberté de parole aux gens et vous en perdez le contrôle"
Le passé a montré qu'il était possible de changer l'histoire... en chantant. Illustré dans le film "The Singing Revolution", les évènements ayant mené à l'indépendance de la république Balte, démontrent le pouvoir de la liberté d'expression, de la force d'un peuple uni, d'une nation: "Chanter ensemble était notre seule arme. Si 20 000 personnes entament une chanson, il est impossible de les faire taire".
Quel rôle, quel pouvoir le chant peut-il avoir face à un occupant? L'Estonie a fait face à cette question. Le chant les a réunis et leur a permis de rejeter le tout puissant voisin soviétique sans aucune arme sinon celle de leur voix.
Regardez ce film et vous comprendrez l'importance que cet évènement peut revêtir pour un Estonien.
Le Programme du Festival Laulupidu 2009
> Jeudi 2 Juillet
15h - Folk Music Celebration sur Raekoja plats dans la vieille ville
22h30 - Ouverture du festival de chant et de danse
> Vendredi 3 Juillet
19h - 1er concert de danse à Kalev Stadium
> Samedi 4 Juillet
11h - 2e concert de danse à Kalev Stadium
14h - Festive Parade of Song and Dance Celebration
19h - 1er concert de chant à Lauluväljak
> Dimanche 5 Juillet
11h -3e concert de danse à Kalev Stadium
14h -2e concert de chant à Lauluväljak
Petit extrait de Laulupidu 2004 - Ilus on Maa
18 juin 2009
Estonie: la TVA passe de 18 à 20%
Décidément, les pays baltes font preuve d'une logique économique assez particulière. Tandis que la Lettonie tente de relever une économie et une consommation en chute libre grâce à une politique de rigueur (du jamais vu dans l'histoire économique - justifiée par la nécessité de tenir le taux de change avec l'euro pour éviter une dévaluation), l'Estonie adopte également ce type de raisonnement alors que la situation n'est pas aussi catastrophique ici.En effet, le Parlement vient de décider l'augmentation du taux de TVA par 54 voix contre 43 lors de la seconde lecture. L'augmentation de 18 à 20% passera probablement inaperçu dans la plupart des cas mais je me pose des questions sur les recettes supplémentaires attendues par l'Etat, estimées à 800 millions d'EEK (environ 50 millions d'euros).
En effet, dans un contexte de crise économique, je me demande s'il est vraiment judicieux d'augmenter le prix des produits de base. Même une faible augmentation a des répercussions psychologiques (via les médias notamment), d'autant plus si l'on y ajoute l'augmentation des taxes sur les produits pétroliers et le tabac ainsi que la réduction des allocations maladie (déjà ridiculeusement faibles) qui devraient passer également aujourd'hui en 3e lecture.
Cela commence à faire beaucoup. Ajoutons encore du même côté de la balance l'augmentation du chômage, la baisse quasi-généralisée des salaires et l'on pourrait obtenir tout simplement l'effet contraire à celui attendu: une chute des revenus de la TVA.
Je renvoie les lecteurs vers la courbe de Laffer (paradoxalement, les pays baltes semblent avoir suivi cette théorie dans la mise en place d'un impôt à taux unique) pour plus d'informations mais il s'agit simplement de logique. Une taxation plus forte entraine une baisse plus prononcée de la consommation et a pour conséquence l'annulation des revenus potentiels attendus.
Alors, comment le fait d'augmenter le taux de TVA pourrait inverser la tendance actuelle et augmenter les revenus? Le pronostic annoncé par le gouvernement est erroné.
La réaction du consommateur pourrait tout simplement prendre la forme d'une restriction de ses achats quotidiens. C'est une réaction en somme très logique face à tous ces développements récents. Moins de consommateurs potentiels, moins de revenus = consommation en baisse.
A la campagne, les habitants peuvent s'orienter vers des produits locaux venant de la ferme voisine ou de leur propre lopin de terre. Et je ne parle même pas du marché noir concernant certains produits!
Une autre interrogation: comment vont réagir les commerces?
1/ Vont-ils répercuter cette augmentation sur leur prix de vente? Dans ce cas, je vous laisser imaginer les couts de ré-impression (menus des restaurants, prix dans les supermarchés...) et de mise en place.
2/ Vont-ils conserver les prix actuels afin de ne pas avoir à demander quelques centimes supplémentaires à leurs clients? En effet, si je paye mon "päevapraad" (menu du jour) 45EEK, je me vois mal le payer 45,76EEK demain...
Alors, cela reviendrait à faire basculer le poids de ce nouveau taux non pas sur le client mais sur les acteurs écnomiques et donc à les fragiliser d'autant plus.
3/ Enfin, s'ils décident d'augmenter leurs prix (ce qui va probablement se produire), l'arrondi se fera très certainement à la couronne supérieure. Si on reprend l'exemple du päevapraad, il serait affiché à 46 EEK. Ce qui revient au final à un taux de TVA supérieur à 20% (20,6% dans notre exemple).
Bref, je ne vois vraiment pas l'intérêt de cette mesure sinon d'ajouter des complications alors que la situation actuelle est bien assez complexe. Comme souvent, le raisonnement basique semble être d'augmenter une taxe en pensant que cela augmentera automatiquement les revenus.
Le gouvernement a-t-il pris en compte une baisse plus forte de la consommation dans ses calculs? A-t-il réfléchi aux conséquences pour les commerçants, pour les consommateurs?
Pas sûr
Estonian Air ouvre une ligne Tallinn - St Petersbourg
Après avoir annoncé la semaine dernière l'ouverture d'une ligne Tartu-Stockholm à partir du 24 Août, Estonian Air se tourne désormais vers la Russie et St Pétersbourg.Les premiers vols sont prévus le 27 Juillet 2009 et avec une fréquence de 4 vols hebdomadaires les Lundi, Mercredi, Vendredi et Dimanche.
Si je critiquais fortement dans mon post précédent la création de la ligne Tartu-Stockholm et plus particulièrement les raisons justifiant cette ouverture, je ne peux ici que saluer ce nouveau départ vers l'est.
Le potentiel en businesmen et touristes est très certainement fort et offrira une alternative bien plus rapide que le ferry, le train ou le bus.
Un ticket aller sera proposé depuis St Pétersbourg à partir de 86€ et 93€ depuis Tallinn (taxes incluses).
Tall-St Pet-Tall | Départ | Arrivée |
Lun, Mer, Ven | Tallinn 12:50 | St Petersburg 15:05 |
Dimanche | Tallinn 19:15 | St Petersburg 21:30 |
Lun, Mer, Ven | St Petersburg 15:45 | Tallinn 15:50 |
Dimanche | St Petersburg 22:10 | Tallinn 22:15 |
Ericsson rachète une partie des activités d'Elcoteq en Estonie
Ericsson a annoncé hier le rachat d'une partie des activités de production de l'un de ses fournisseurs en Estonie, Elcoteq, pour un montant de 30 millions €.Ericsson précise que cette opération ne vient pas remettre en cause sa stratégie d'externalisation de la production, adoptée il y a plus de 10 ans, mais qu'elle vise à sécuriser ses capacités de production en Estonie. L'entreprise s'attend à intégrer rapidement les anciennes activités d'Elcoteq afin de commencer à produire sous son propre nom dés le 1er Août.
L'accord prévoit le transfert de 1200 salariés d'Elcoteq vers l'équipementier télécom suédois.
Elcoteq, en pleine phase de restructuration, fournit des produits d'accès radio pour les stations de base 2G et 3G d'Ericsson, ainsi que des produits de fibre optique et de transmission.
L'opération devrait être bouclée d'ici à la fin de l'année.
Source: Cercle Finance
Le Ministre de la Santé letton démissionne
Le ministre letton de la Santé a démissionné hier afin de faire part de son opposition face à l'adoption la veille au parlement d'un plan de rigueur, jugé indispensable pour permettre à Riga d'obtenir des prêts du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE), et échapper ainsi à une dévaluation.Le gouvernement prévoit de réduire les dépenses budgétaires de 500 millions de lats (710 millions d'euros), pour obtenir le déblocage de 1,2 milliard € d'aides internationales. Ivar Eglitis, a justifié sa démission par son refus d'appliquer les mesures d'économies prévues dans le secteur de la santé, qui pourrait conduire à des fermetures d'hôpitaux et des centaines de suppressions de postes.
Source: www.lejdd.fr
17 juin 2009
Laulupidu 2009, festival de chant et de danse
"To Breathe as One" (respirer comme un seul Homme) sera le 25ème festival de chant et le 18ème festival de danse organisé en Estonie. Cette tradition estonienne perdure depuis 1869, date à laquelle la première édition fut organisée à Tartu. L'évènement a désormais lieu dans une enceinte historique construite en 1960, Lauluvaljäk (la place de chant).
To Breathe as One
Il ne s'agit pas d'une coïncidence si en Estonien, les mots "respirer" (hingama) et "âme" (hing) ont la même racine. L'un, hingama, est en effet formé à partir de l'autre, hing, car pour les Estoniens, les deux sont connectés. Si vous respirez dans le même souffle que quelqu'un, avec un peu de chance, vous parviendrez à deviner son âme. La même magie fonctionne avec des milliers de personnes, et c'est probablement une des origines de ce festival: respirer comme un seule Homme, un seul peuple. C'est la rencontre des âmes d'une seul et même nation.
"Offrez la liberté de parole aux gens et vous en perdez le contrôle"
Le passé a montré qu'il était possible de changer l'histoire... en chantant. Illustré dans le film "The Singing Revolution", les évènements ayant mené à l'indépendance de la république Balte, démontrent le pouvoir de la liberté d'expression, de la force d'un peuple uni, d'une nation: "Chanter ensemble était notre seule arme. Si 20 000 personnes entament une chanson, il est impossible de les faire taire".
Quel rôle, quel pouvoir le chant peut-il avoir face à un occupant? L'Estonie a fait face à cette question. Le chant les a réunis et leur a permis de rejeter le tout puissant voisin soviétique sans aucune arme sinon celle de leur voix.
Regardez ce film et vous comprendrez l'importance que cet évènement peut revêtir pour un Estonien.
Le Programme du Festival Laulupidu 2009
> Jeudi 2 Juillet
15h - Folk Music Celebration sur Raekoja plats dans la vieille ville
22h30 - Ouverture du festival de chant et de danse
> Vendredi 3 Juillet
19h - 1er concert de danse à Kalev Stadium
> Samedi 4 Juillet
11h - 2e concert de danse à Kalev Stadium
14h - Festive Parade of Song and Dance Celebration
19h - 1er concert de chant à Lauluväljak
> Dimanche 5 Juillet
11h -3e concert de danse à Kalev Stadium
14h -2e concert de chant à Lauluväljak
Petit extrait de Laulupidu 2004 - Ilus on Maa
Mois de Juillet musical en Estonie
Au programme, et dans l'ordre d'apparition:
- Laulupidu du 2 au 5 Juillet 2009, à Lauluvaljäk (Tallinn). C'est déjà le 140e festival de danse et de chant organisé en Estonie, à Tartu en 1869. Il a lieu tous les 5 ans.
- Festival Õllesummer: dans un autre registre, un peu moins culturel mais tout aussi musical, c'est un des festivals les plus populaires. Pas de repos pour lauluvaljak. Au laulupidu succèdera Ollesummer du 8 au 12 Juillet avec 3 grands noms à l'affiche: Moby, Mumiy Troll et Kerli.
- Viljandi Folk Music Festival: le festival de musique folk de Viljandi vient clôturer en beauté le mois de Juillet. Du 23 au 26, le folk est à l'honneur dans la capitale culturelle estonienne. Le temps n'est pas toujours au rendez-vous mais l'esprit festival est toujours là. Préparez votre tente!
16 juin 2009
Harri Taliga: "la grève fut un succès"
Au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué (moi pas du tout!), il y avait bien une grève aujourd'hui, le 16 Juin, en Estonie.Il s'agissait d'un mouvement national initié par l'Union des syndicats estoniens et dont la première étape était la manifestation de Tompea au début du mois de Juin.
La seconde étape devait être une grève nationale dont voici les actions concrètes:
- à Tallinn: une grève entre 10h15 et 11h15 des chauffeurs de bus/trolleys/tramways. Oui j'appelle cela une grève "prolongée" et très ciblé! C'est vrai qu'à cet horaire, tout le monde est déjà au travail et au moins ça n'embête personne...
- à Narva, les chauffeurs de bus avaient annoncé une grève entre 8h et 13h avec la DDE locale
- à Tartu, la grève devait durer toute la journée!
- et le meilleur pour la fin: dans l'Ouest, les syndicats devaient rassembler des signatures pour préparer une pétition.
On sent bien que la conception d'une grève réussie fait l'objet d'importantes différences culturelles.
Le gouvernement doit être en train de trembler en ce moment...
Toomas Sildmäe arrêté pour conduite état d'ivresse

Le permis de conduire de Toomas Sildmäe a été suspendu 4 mois par la Police pour conduite en état d'ivresse. Il risque une minuscule amende de 18 000 EEK (environ 1150€).
L'homme d'affaires estonien, un des fondateurs de Hansabank et ancien Ministre de l'Economie durant le mandat de Mart Laar, est maintenant consul honoraire pour l'Espagne en Estonie. Il a donc été invité, le 3 Mai dernier à la réceptio tenue en l'honneur de la visite du Roi d'Espagne.
C'est durant le retour à son domicile que Sildmäe percute plusieurs voitures avec sa Maserati Quattroporte, mais quitte rapidement les lieux. La police l'arrêtera peu de temps après à proximité de son domicile en état d'ivresse et mesurera un taux d'alcoolémie de 2,8g/L avant de l'emmener au poste pour le dégriser.
L'homme d'affaires estonien, un des fondateurs de Hansabank et ancien Ministre de l'Economie durant le mandat de Mart Laar, est maintenant consul honoraire pour l'Espagne en Estonie. Il a donc été invité, le 3 Mai dernier à la réceptio tenue en l'honneur de la visite du Roi d'Espagne.
C'est durant le retour à son domicile que Sildmäe percute plusieurs voitures avec sa Maserati Quattroporte, mais quitte rapidement les lieux. La police l'arrêtera peu de temps après à proximité de son domicile en état d'ivresse et mesurera un taux d'alcoolémie de 2,8g/L avant de l'emmener au poste pour le dégriser.A la suite des évènements, Toomas Sildmäe a quitté sa position de Président de la fédération du sport automobile estonien; probablement gêné de n'avoir pu garer sa Maserati sans en écorcher la carrosserie!
Nouveau logo pour Eesti Energia

Un nouveau logo qui aura couté environ 700 000€ "TTC". Cela comprend en effet les deux années de projet, la recherche graphique mais aussi la mise en place et la promotion.
Ce logo viendra remplacer la vingtaine de visuels utilisés par les entreprises d'Eesti Energia et devrait contribuer à renforcer l'identité du groupe.
Le groupe utilisera par ailleurs, pour ses activités internationales, le nom Enefit.
Durant l'exercice 2008/09, Eesti Energia a réalisé un profit net de 88 millions d'euros.

< l'ancien logo
La logique commerciale estonienne à l'oeuvre
Cette logique commerciale un peu particulière dénote, selon moi, une méconnaissance profonde des mécanismes commerciaux et des comportements d'achat.Elle nous est encore une fois démontrée par un secteur que j'apprécie particulièrement, l'immobilier, et concerne cette fois-ci la commission des agents immobiliers.
Ceux-ci, bien connus pour leur compétence et leur attachement à la notion de service, ont trouvé un remède simple afin de compenser la baisse de leurs commissions: augmenter le taux de celles-ci!
Le marché est en pleine déconfiture et de nombreux biens ont vont leur prix fondre comme neige au soleil; apparemment pas encore assez puisque les ventes sont toujours en baisse par rapport à 2008 qui était déjà une très mauvaise année.
2006 fut la plus belle année de cette bulle immobilière avant son éclatement début 2007, perdant -16,1% au premier trimestre par rapport au 1er trimestre 2006 en nombre de transactions mais gagnant +5% en valeur avant la dégringolade durant les trimestres suivants:
2e trimestre 2007: -10.5% en volume; -13% en valeur
3e trimestre 2007: -24.1% en volume; -29.3% en valeur
4e trimestre 2007: -32% en volume; -44.3% en valeur
Et la chute s'annonce spectaculaire par la suite comme les chiffres ci-dessous le montrent, aussi bien en valeur qu'en volume.
La baisse des prix de nombreux biens joue un rôle important. Cela permet de revenir à des niveaux plus raisonnables et à terme, cela devrait contribuer à relancer le secteur. Cette baisse pèse cependant très lourd dans les chiffres mais aussi dans les revenus des agents immobiliers.
Alors qu'ils étaient devenus "les rois du pétrole", ils ont vu leur situation devenir de plus en plus difficile tandis que le marché reculait. Ils ont probablement découvert que c'est un métier de commercial où il est nécessaire de savoir vendre. Rester à son bureau et attendre le coup de fil n'est plus suffisant.
Je ne n'éterniserai pas sur certaines méthodes peu catholiques de certains, mais le vol de photos est très courant, tout comme les annulations de visites ou les appartements "peu" mis en valeur. Oui, ça aussi c'est de la vente et cela passe par le respect de certaines règles de base et surtout par le respect du client, ce qui reste aujourd'hui une exception en Estonie.
Fainéants qu'ils sont, et au vu de la baisse de leurs revenus, ils ont pensé une augmentation de leur commission. Se situant en général entre 3 et 4%, ils pourraient être revus entre 5 et 6% grâce à une logique implacable que nous présente Marge Sinimets, agent chez Eri Kinnisvara: "le taux de commission n'a pas changé depuis quelques années malgré la baisse des prix de vente. Il est donc logique que le taux augmente dans une situation où moins de transactions sont conclues".
Je ne connais pas personnellement Marge mais je ne comprends pas du tout cette logique inversée. Si le marché est en baisse, c'est aux agents de faire un effort supplémentaire afin de faire une vente, pas au consommateur: prendre les coups de fil, répondre aux emails, planifier des visites (et ne pas les annuler 2 heures avant), bref faire son boulot!
Aujhourd'hui, le service est quasi-inexistant, pourquoi le consommateur devrait-il payer au nom de l'incapacité de certains à répondre correctement à leurs sollicitations?
Comme souvent en Estonie, c'est le consommteur qui est pris en otage et qui n'a pas son mot à dire. La logique locale est en application: les revenus sont en baisse, alors augmentons les prix pour compenser.
La réponse du consommateur est déjà en cours: ils sont de plus en plus nombreux à éviter cet intermédiaire et font le boulot eux-mêmes via des annonces dans les journaux et sites Internet. L'absence de commission leur permet de baisser si besoin un peu plus leur prix de vente.
Que vont faire les agents immobiliers? Augmenter encore une fois leur taux de commission pour compenser de nouvelles pertes ou enfin se mettre au travail et montrer à ces personnes qui ont perdu leur confiance qu'ils sont capables de vendre quelque chose?
15 juin 2009
De l'expérience du FMI en Lettonie
Le gouvernement letton vient d'annoncer la réduction des allocations familiales et des retraites. Ainsi, après s'être attaqué aux revenus les plus faibles en diminuant le minimum non imposable et en rabaissant de 28% le salaire minimum, le gouvernement se charge maintenant du volet social: les retraités et les familles.Non, vous m'avez mal compris. Le but n'est pas de leur redonner du pouvoir d'achat mais de leur rendre l'existence encore plus compliquée.
C'est la crise, il faut se serrer la ceinture, alors le gouvernement a décidé que les retraites seraient diminuées de 10% pour les non actifs et de 70% pour les retraités encore actifs. De quoi les ramener rapidement vers leur vraie vie de retraité afin de laisser les emplois aux jeunes.
L'autre cible: les familles. La Lettonie, dont la population est pourtant en baisse, a décidé qu'elle pouvait se passer de faire des enfants et a donc volontiers diminué les allocations familiales de 10%. Comment un pays en train de mourir à cause d'un taux de natalité trop faible peut se permettre une telle mesure?Tout est possible en Lettonie...sauf une dévaluation!
Quid du futur?
Il est clair que la priorité actuelle est de débloquer la dernière part du prêt du FMI; au prix de la détérioration de la dynamique démographique nationale (déjà bien entamée), d'une probable fuite des cerveaux et de travailleurs qualifiés vers des destinations plus attractives.
Quand on sait les potentielles conséquences démographiques sur l'économie, il y a de quoi être très inquiet concernant l'expérience socio-économique post-Keynésienne menée par le FMI.
Hypothèse de départ
Voici une petite démonstration du Baltic Economy Watch (que j'ai volontairement raccourcie) que je trouve excellente car elle expose parfaitement le cercle vicieux dans lequel s'enfonce la Lettonie.
Est-il possible de rétablir une économie en retrait de 18% en ne procédant qu'avec des coupes budgétaires? Voilà la quesiton à laquelle le FMI voudrait que la Lettonie réponde concrètement.
Le procédé, nouvellement baptisé Dévaluation Interne, était plus communément appelée baisse des prix et des salaires dans les années 1930.
L'expérience a maintenant débuté et un nouveau problème semble déjà se profiler: l'impact sur la dynamique démographique et, à plus long terme, sur l'économie. Le retour du boomerang pourrait en effet être très douloureux.
Que se passera t-il si la guérison n'arrive pas, si les salaires et prix mettent tout simplement trop de temps à "s'auto-corriger"?
Les travaux de démographes et d'économistes ont montré les corrélations existantes entre problèmes démographiques et détérioration économique. Les deux graphiques ci-dessous sont en effet très similaires. Surpris? Pas vraiment.


Ces graphiques suggèrent que le déclin de la production industrielle et la baisse des conditions de vie (salaires, allocations, chômage...) entrainent une chute de la "production d'enfants".
Il ne faut pas oublier les flux migratoires dans tout cela. Une variable qui pourrait d'ailleurs s'accentuer dans les années à venir... Même si les données mensuelles fournies par l'Institut des Statistiques letonnes sont probablement sous-estimées, cela donne une vision claire de la tendance: les Lettons quittent le pays.

Continuons. Les deux facteurs précédents ont un impact direct sur l'âge médian de la population. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, il s'accroit en Lettonie de manière très rapide et a des implications sur la performance économique et la "gestion" des personnes âgées. (NB:Les données qui ont permis de construire ce graphique sont basées sur un taux de natalité calculé avant la crise).

Les remèdes couramment utilisés pour contrer une population vieillissante est le retour à l'activité des 55-65 ans.
Le premier problème est qu'en Lettonie (et dans les pays baltes en général), les hommes de cet âge sont en très mauvaise santé. L'espérance de vie est plus faible d'environ 10 ans par rapport à l'Allemagne. (voir graph ci-dessous).

Le second problème est que le gouvernement vient d'annoncer aux retraités qu'ils devaient laisser la place aux jeunes et profiter pleinement de leur nouvelle retraite au rabais (-10% je rappelle).
Alors, il s'agit non seulement d'un appel à la dévaluation de la part des économistes et des démographes, mais surtout d'un message fort adressé au gouvernement. Un message lui indiquant d'arrêter ses expériences et de réfléchir aux implications futures qu'auront toutes ces décisions prises à la va-vite.
Dans le même temps, le FMI, par l'intermédiaire de Dominique Strauss-Kahn, vient de faire part de sa perplexité quant aux récentes mesures "pensées" par le gouvernement letton et commence probablement à se rendre compte de l'échec de son expérience: "le FMI est particulièrement préoccupé par le fait que les mesures nécessaires à la réduction du déficit budgétaire vont en priorité pénaliser les plus démunis".
On ressent bien sûr dans ce commentaire l'ancien socialiste qui sommeille en Dominique Strauss-Kahn mais celui-ci est, rapellons le, avant tout un économiste.
Judo: Les Français brillent au tournoi de Tallinn
Le tournoi de Tallinn comptant pour la Coupe du Monde de Judo 2009 a e lieu ce weekend et a plutôt bien réussi aux Français qui terminent meilleure nation de la compétition avec 4 médailles d'or.Apparemment peu attendus, les masculins français ont surpris à Tallinn durant le tournoi classé Coupe du monde.
Samedi, Loïc Korval et Arnaud Blanc montaient sur la première marche du podium. Hier, ils ont été imités par Frédéric Stiegelmann et Nicolas Brisson. Ce-dernier, éliminé au premier tour des derniers championnats d’Europe, a réussi une performance de choix en s’imposant en finale des moins de 90 kg par ippon face au champion olympique 2004, le Grec Iliadis.
Dans la catégorie supérieure, Frédéric Stiegelmann est aussi monté sur la plus haute marche du podium. Après un premier tour remporté face au multi-médaillé international, l’Israélien Ariel Zeevi, le Niçois a tracé sa route jusqu’à la finale où il a battu son compatriote Thierry Fabre.
12 juin 2009
Site Estonien de Micro-Crédits Bientôt Listé à Londres?
Isepankur.ee est une plate-forme estonienne où des particuliers peuvent conclure un accord de crédit (des micro-crédits s'élevant généralement entre 3000 et 5000 EEK) par l'intermédiaire de ce site.Le système fonctionne via des enchères où le demandeur publie sa requête, l'object de celle-ci, des informations personnelles (emploi, revenus, dépenses, autres crédits...). On peut également évaluer le risque de l'enchère grâce à un score basé sur l'historique du demandeur (données fournies par AS Krediidiinfo’s -Experian- Credit Register).
L'emprunteur et le prêteur doivent tous deux s'identifier en ligne via la carte à puce de leur carte d'identité et un lecteur de carte fourni par leur banque.
Le succès en 3 mois
Lancé en Février 2009, le site pense déjà à son introduction à la Bourse de Londres dans 3 ans, sur le marché des Investissements Alternatifs, afin de pénétrer les marchés suédois et finlandais.
En effet, les prévisions annuelles ont largement été dépassées après seulement 3 mois d'activité. Le volume des transactions a atteint 250 000 EEK (env. 16 000€) en 3 mois et les fondateurs prévoient un chiffre d'environ 1 million d'EEK (env. 65 000€) par an durant les 3 prochaines années.
L'idée, Pärtel Tomberg, l'a eue il y a quelques années en lisant un article sur le prêt financier en P2P (Peer to Peer) aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
11 juin 2009
Braquage à l'estonienne
Les hommes auraient été repérés, selon la police judiciaire parisienne, grâce aux caméras placées dans le métro de Paris puis identifiés par les autorités estoniennes.
Les 4 braquages en question portent sur un vol d'un montant total supérieur à un million d'euros. De quoi passer de belles vacances... en Estonie.
Après chaque attaque, les présumés braqueurs seraient rentrés en Estonie en bus!
Complément LCI:
Huit Estoniens ont été interpellés à Tallinn. Agés de 20 à 36 ans, ils sont suspectés des quatre braquages de bijouteries parisiennes entre mai 2007 et décembre 2008. Le préjudice s'élève à 1,8 millions d'euros. Les suspects ont été appréhendé mardi par la brigade de répression du banditisme (BRB). C'est notamment en exploitant une trace ADN retrouvée sur les lieux d'un des braquages et grâce à des images vidéo qu'ils ont été confondus. Tous faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt européen.
Leur méthode était toujours la même. Un groupe de deux à quatre individus s'exprimant dans un anglais approximatif entraient dans la bijouterie. Pendant que les uns tenaient en respect personnel et clients, les autres faisaient main basse sur le contenu des vitrines. Ils quittaient ensuite les lieux à pied puis prenaient le métro pour gagner des hôtels bas de gamme en banlieue. Ils regagnaient enfin l'Estonie ou d'autres pays d'Europe de l'Est en bus.
Un butin de plusieurs millions d'euros
Le 18 mai 2007, ils s'en prennent à la bijouterie Cartier de la rue de Rennes dans le VIème arrondissement, d'où ils repartent avec 44 montres pour une valeur de 500.000 euros. Puis le 19 mars 2008, ils dérobent à la bijouterie Ashindo de la rue de la Paix à Paris (Ier) 80 montres estimées à 500.000 euros environ. Ils récidivent le 30 mai 2008 à la bijouterie Royal Quartz rue Royal (Ier) d'où ils repartent avec 100 montres pour une valeur de 400.000 euros. Enfin, le 19 décembre 2008. Ils s'en prennent à la bijouterie Sagil rue de Rivoli (Ier) volant 70 montres d'une valeur de 400.000 euros. Ils sont également suspectés du braquage d'une bijouterie de Bruxelles pour un butin de 1,6 million d'euros et d'une autre en Autriche pour 1 million d'euros. Ils étaient entendus jeudi à Tallinn par les policiers français.
10 juin 2009
Apprendre l'Estonien à Paris avec l'INALCO
L'INALCO, l’Institut national des langues et civilisations orientales, propose des cours de langue et de civilisation estonienne.Les cours sont ouverts à toute personne désireuse d'apprendre cette langue finno-ougrienne et d'en savoir plus sur le plus septentrional des Etats baltes. Aucune connaissance préalable n'est requise; il suffit d'être titulaire du baccalauréat ou d'un diplôme équivalent.
Les inscriptions pour l’année 2009/2010 auront lieu en Juillet et en Septembre.
En attendant le début des cours, vous pouvez étancher votre curiosité avec la méthode d'estonien Assimil.

Contenu des cours
Les cours de langue sont assurés conjointement par des enseignants français et estoniens expérimentés. Ils abordent de façon équilibrée tous les aspects de l'apprentissage : grammaire théorique, exercices grammaticaux, prononciation, expression et compréhension orales, expression écrite, lecture de textes et traduction.
Les cours de première année sont fondés sur un manuel inédit élaboré à l’INALCO et remis gratuitement aux étudiants en début d’année. Les années suivantes, les cours pratiques s’appuient sur des méthodes de référence publiées en Estonie (E nagu Eesti, Naljaga pooleks, Avatud uksed) ou sur des matériaux authentiques tirés de la presse, des médias audio-visuels, de la littérature, etc.
La taille réduite des groupes permet une approche individualisée des besoins des étudiants, dans une atmosphère détendue et conviviale. Les enseignements de langue sont complétés par des cours de civilisation sur l’Estonie (histoire, société, culture, littérature) ainsi que sur la région balte.
Volume horaire
Pour apprendre une langue de façon efficace, l’expérience montre qu’il est indispensable d’y consacrer un temps suffisant et de travailler de façon régulière : c’est dans la durée et par la répétition que les compétences communicatives se construisent. Il serait illusoire d’espérer apprendre à parler l’estonien en y consacrant seulement une ou deux heures par semaine. Le cursus de l’INALCO est conçu pour permettre aux étudiants d’acquérir en quatre ans le niveau de compétence B2 défini par le Conseil de l’Europe2. Pour atteindre cet objectif, il comporte une moyenne de 6 heures de cours de langue hebdomadaires répartis sur deux jours (le lundi et le jeudi pour les cours de première année).
Les cours de langue ont lieu en soirée, pour permettre la participation des personnes qui travaillent ou qui sont engagées en parallèle dans d’autres études. En cas d’empêchement majeur, le travail à distance est possible pour une partie des cours (grammaire, exercices, explication de textes).
Deux cursus au choix
Selon les besoins et les objectifs des étudiants, les cours d’estonien peuvent s’intégrer dans deux types de cursus conduisant à des diplômes différents. Les cours d’estonien sont identiques dans les deux cursus.
1. Diplômes d’établissement (certificat, diplôme pratique, diplôme avancé et diplôme approfondi
d’estonien).
Ce cursus en quatre ans est destiné principalement aux personnes qui n’ont pas besoin de valoriser leur compétence en estonien sur le marché du travail et souhaitent avant tout apprendre la langue et mieux connaître l’Estonie. Chaque année d’études donne lieu à la délivrance d’un diplôme de l’INALCO.
2. Diplômes nationaux (licence, maîtrise et master d’estonien)
Ce cursus en cinq ans est destiné principalement aux étudiants en formation initiale ou complémentaire qui souhaitent pouvoir valoriser leur compétence en estonien sur le marché du travail ou accéder au doctorat. Les cours d’estonien sont complétés par des enseignements transversaux portant sur l’histoire et la littérature européennes, la théorie littéraire, la linguistique générale, la géopolitique de l’Europe, etc. Le nombre d’heures de cours est plus élevé (entre 15 et 20 heures par semaine au total). Une partie des cours transversaux peut toutefois être validée par équivalence avec des diplômes antérieurs.
Informations complémentaires
Lieu des cours :
INALCO, Centre de Clichy
104-106 quai de Clichy
92110 Clichy-la-Garenne
Métro : Mairie de Clichy (ligne 13)
Durée : du 5 octobre 2009 au 22 mai 2010 (26 semaines).
Droits d’inscription : environ 200 euros.
Périodes d’inscription: en juillet et en septembre au siège de l'INALCO, 2 rue de Lille, 75007 Paris.
Renseignements sur les modalités d'inscription :
• Sur le site Internet de l'INALCO : http://www.inalco.fr/
Renseignements sur le contenu des cours et l'emploi du temps :
• Sur les pages Internet de la section d'estonien : pour y accéder depuis la page d’accueil de www.inalco.fr,
choisir "estonien" dans la liste déroulante située sous la carte et cliquer sur "OK" ; sur la page suivante
cliquer sur "+ d’infos" en face de : "langue : Estonien".
• Responsable de la section : Antoine Chalvin, courriel : antoine.chalvin@inalco.fr
Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo bouffioux
9 juin 2009
Estonian Air lance une ligne Tartu-Stockholm, pourquoi?
Sur une note plus légère et décontractée, ce court billet pour annoncer l'ouverture par Estonian Air d'une route Tartu-Stockholm à partir du 24 Août.Les vols seront proposés les Lundi et Vendredi à 17h05 depuis la capitale suédoise et à 20h depuis la seconde ville estonienne. Les Jeudi et Dimanche, à 11h35 depuis Stockholm et à 14h25 depuis Tartu.
Mon avis sur cette nouvelle ligne est clair: vouée à l'échec!
Et ce n'est pas Priit Parras, le Directeur Commercial d'Estonian Air, qui réussira à me faire changer d'avis avec ces arguments (attention les lignes suivantes peuvent causer des dommages intellectuels irréversibles!):
Il nous explique que la route a été ouverte car "les mois d'Août et Septembre sont de bons mois pour voyager". OK, Juin et Juillet sont aussi des moments propices pour voyager, non?
Il ose ajouter (j'aurai honte à sa place!!) que "l'entreprise n'est pas convaincue du potentiel succès de la nouvelle ligne".
Non, ce n'est pas la fin. Il s'enfonce encore plus: "peu importe la qualité de l'analyse, les résultats seront clairs après l'ouverture de la route. Estonian Air est prêt à accepter des pertes jusqu'à ce que les passagers acceptent la nouvelle ligne". Et s'ils ne l'acceptent pas?
Je ne préfère même pas commenter...
"Wake up and smell the coffee"
La Lettonie va bientôt devenir tout l'inverse de Robin des Bois. Leur devise (rien à voir avec la dévaluation, quoique...) pourrait bien être "voler aux pauvres pour donner.. non pas aux riches mais à l'État" (oui autant garder pour soi-même ce qu'on vole, il est con de Robin: :)), qui décidément ne pense qu'à son euro et de moins en moins aux réels problèmes.Messieurs-dames du gouvernement, j'aurai bien envie de vous dire "wake up and smell the coffee". Enlevez vos œillères et regardez la réalité en face.
Le but des mesures énumérées ci-dessous est de faire des économies, évaluées à 500 millions de LVL, et visant à libérer la dernière tranche du prêt provenant du FMI. Mais à quel prix?
Mesure 1: Introduction de l'impôt progressif à partir de l'an prochain. Le Ministre des finances n'a pas précisé le fonctionnement du système. Les modalités sont encore inconnues mais contrairement à son voisin estonien, la Lettonie a décidé d'appliquer un barème "juste" selon les revenus de chacun.
Mesure 2 et 3: Ici les problèmes commencent. Dés cette année, le montant minimum mensuel non imposable sera réduit de 90 LVL (130€) à 45 LVL (65€ si vous suivez).
En outre, le salaire mensuel minimum sera lui aussi rabaissé de 180 LVL (258 €) à 140 LVL (200€).
La première mesure, censée diminuer le poids fiscal sur les plus démunis et augmenter les recettes en taxant plus fortement les gros revenus, semble logique, juste. Une décision que l'Estonie n'a pas eu le courage de prendre. On n'a cependant aucune précision sur les chiffres...
La logique voudrait ensuite que le minimum imposable soit augmenté afin que les faibles revenus puissent s'en sortir un peu mieux.
Or, les deux dernières mesures démontrent la totale incohérence de ce gouvernement qui fait preuve d'une absence totale de logique. Ces décisions me laissent sceptique quant à leur popularité bien sûr mais surtout quant à leur efficacité. Aller dans un sens puis dans un autre ramène finalement au point de départ.
Ceci va par ailleurs pénaliser très fortement les très faibles revenus.
On ne fait rien en Lettonie avec 200€ par mois et en plus on doit payer des impôts! Je défie n'importe quel membre du gouvernement letton de survivre un mois avec cette somme...
Le but annoncé est de faire grossir les rentrées d'argent (apparemment à tout prix) mais l'État a-t-il pensé un seconde aux conséquences économiques sur le court terme: baisse encore plus marquée de la consommation (voir données Eurostat du 1er trimestre), augmentation probable du marché parallèle... au final cela pourrait revenir à une baisse des rentrées fiscales et à une catastrophe économique - je rappelle la baisse du PIB au premier trimestre 2009 (par rapport au 1er trim. 2008) : -18,6%!! (pour comparaison; France: -3,2%).
Le FMI va-t-il se faire prendre au piège du joli chiffre de 500 millions de LVL annoncé par la Lettonie?
Football: match amical Estonie-Portugal
Mercredi, l'Arena A Le Coq de Tallinn accueillera l'équipe du Portugal, qui viendra défier l'Estonie en match amical.Comme pour le Brésil qui viendra en Aout, ne vous attendez pas à voir les stars de l'équipe portugaise. D'après la Fédération portugaise de football, Simao et Cristiano Ronaldo seront absents car blessés alors que Deco, Moutinho et Bosingwa n'ont même pas été appelés par le sélectionneur, Carlos Queiroz, pour le match.
Une rencontre à suivre... ou pas donc!
8 juin 2009
Un voyage avec Andrus Ansip
Il est 7h05, je patiente à l’aéroport Lennart Meri de Tallinn dans la file d’attente Estonian Air. Ma destination, Stockholm (raison professionnelle).C’est également celle du Premier Ministre estonien, Andrus Ansip, que j’aperçois dans la file « business class » en train de retirer sa carte d’embarquement en compagnie de son fidèle garde du corps.
Je ne sais pas encore qu’il m’accompagnera à bord. C’est après le passage de la sécurité que je le rencontre avec un collègue en train de déambuler avec un journal et lance un solennel « Tere ». Oui, même si je ne suis pas un fervent supporter de sa politique, cela n’empêche pas d’être poli. Je ne sais toujours pas que l’on voyagera « ensemble »…
Je le réalise en me rendant à la porte d’embarquement et où je le retrouve assis, presque incognito. Là je me dis, tiens seul sans son garde du corps, il essaye de se mêler au peuple. Cette image sera vite brisée à bord.
Voyage en première classe et plateau repas préparé par un traiteur, voilà ce qui attend le Premier Ministre et ses collaborateurs à bord.
Je comprends que sa position lui offre des avantages mais en présence de « l’Estonie qui se lève tôt » (il était 7h50 environ) et afin d’être cohérent avec sa politique de réduction des coûts, il pourrait faire preuve d’un peu de retenue et/ou travailler son image « proche du peuple » ou tout du moins se montrer concerné.
Le voyage en 1ere classe ne me pose pas de problème particulier. Il faut bien quelqu’un pour occuper ces sièges, même si je suppose qu’une place assise en économie aurait été du plus bel effet! J’aurai peut être appelé cela de la démagogie (car il faut bien que je trouve du mal à redire !:D) mais cela aurait au moins eu le mérite d’être cohérent avec ses préceptes actuels.
Ce qui me gêne, c’est le fait que l’avion ait pris du retard parce que Môsieur Ansip avait commandé son plateau repas p’tit dej’ chez un traiteur. Le Premier Ministre est une personnalité qui doit (veut ?) se faire remarquer et ne mange pas ce que le petit peuple avale. Certes, le petit déjeuner servi en avion n’est pas digne d’une dégustation culinaire mais voilà une belle occasion ratée de redorer son image et de montrer que même le Premier Ministre fait des sacrifices pour réduire le budget national.
Ansip, c’est un peu comme la Police finalement, « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais »… ou vu d’une autre manière : « faites des économies et serrez-vous la ceinture pour que je puisse continuer à déguster mes gourmandises préférées en première classe avec votre argent ».
Merci Monsieur Ansip pour cette belle leçon de morale en altitude !
7 juin 2009
Devaluation en Lettonie? Les marchés réagissent
En fin de semaine dernière, les marchés ont montré leur crainte face à une possible dévaluation en Lettonie.Soutenu par quelques institutions internationales (notamment le FMI) et l'achat de devises par le gouvernement, le lats a atteint son plus haut niveau depuis 3 mois face à l'euro. Ces deux seuls paramètres semblent éloigner les spéculation d'une dévaluation de la devise lettone car de leur côté, les taux interbancaires affichent également un niveau record de 25%. Au final, il semble que la crainte l'emporte malgré les relances constantes du gouvernement appelant au calme et faisant part de son énervement face à ces spéculations.
Ainsi, le Premier Ministre Valdis Dombrovkis a confirmé que l'Etat poursuivait les coupes budgétaires tout en écartant l'éventualité d'une dévaluation: "Ces rumeurs doivent maintenant s'arrêter, notre devise ne sera pas dévaluée".
Cependant, de nombreux paramètres laissent à penser que l'échéance d'une dévaluation est proche. Parmi une liste qui s'allonge de jour en jour:
>Dagens Industri rapporte le 28 Mai que la Banque Centrale suédoise a décidé d'emprunter 100 milliards de SEK (environ 9 milliards d'euros) afin de supporter les banques nationales dans le cas où elles auraient besoin d'aide (notamment dans les cas de SEB et Swedbank si les cours en bourse continuent à chuter). Ce phénomène a déjà commencé.
>Le 3 Mai, la misen aux enchères de 70 millions d'euros de bons du Trésor letton (50 millions de lats) n'a trouvé aucun preneur. Une nouvelle vague montrant bel et bien l'état d'esprit des investisseurs qui savent que qu'un lat trop fort asphixie l'économie lettone et qu'une dévaluation est envisageable. les bons perdraient automatiquement une bonne partie de leur valeur.
>Deux des plus importants agents de change suédois, X-Change et Forex Bank, ont décidé d'arrêter l'achat de lats. Tous deux fournissent la même explication: "Nous n'échangeons plus de lats. Le pays se trouve dans une telle situation que cette décision est devenu inévitable".
Que va-t-il se passer la semaine prochaine? Cela ressemble de plus en plus à une série où la fin semble dévoilée mais le chemin y menant est encore inconnu.
Tallinn: le nouveau marché de Nõmme
Quelques photos du marché de Nõmme, tout nouvellement restauré - et qui avait bien besoin d'un ravalement de façade.



On y trouve de tout: fruits et légumes, fleurs, viande, poisson, lait, confiseries, spécialités locales et un peu moins locales...
Ouvert tous les jours à partir de 8h.

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